Communiqué

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L’écrasement mortel d’un hydravion en 2019 souligne une fois de plus l’importance des avertisseurs de décrochage

Richmond Hill (Ontario), le 8 octobre 2020 — Dans son rapport d’enquête (A19O0089) publié aujourd’hui, le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a déterminé qu’une perte de puissance, suivie d’un décrochage aérodynamique, est à l’origine d’une collision avec le relief survenue près du lac Hawk (Ontario) en 2019.

Le 11 juillet 2019, un aéronef monté sur flotteurs de Havilland Beaver (DHC-2) exploité par Hawk Air en tant que taxi aérien (sous-partie 703 du Règlement de l’aviation canadien) a décollé de l’hydroaérodrome de Hawk Junction (Ontario). Peu de temps après le décollage, au cours de la montée initiale, tout juste après avoir traversé l’extrémité nord-est du lac Hawk, l’aéronef s’est écrasé dans une assiette en piqué prononcée. Immédiatement avant l’impact, l’aéronef a sectionné une ligne de transport d’électricité et s’est immobilisé à côté d’une sous-station hydroélectrique. Les 2 occupants ont été mortellement blessés.   

L’enquête a permis de déterminer que l’aéronef avait probablement décollé alors que le sélecteur de carburant était réglé sur la position du réservoir arrière, qui ne contenait pas suffisamment de carburant pour le décollage. Par conséquent, le moteur a subi une perte de puissance en raison cette panne d’alimentation carburant pendant la montée initiale. Après une perte de puissance à basse altitude, un virage à gauche a probablement été tenté soit pour retourner au point de départ, soit pour se diriger vers un endroit plus propice à un atterrissage forcé. Au cours du virage, l’aéronef a subi un décrochage aérodynamique, a amorcé une vrille, puis s’est écrasé.

L’enquête a aussi permis de déterminer que, si les aéronefs ne sont pas équipés d’un avertisseur de décrochage, les pilotes et les passagers qui voyagent à bord de ces aéronefs demeureront exposés à un risque accru de blessures ou de mort à la suite d’un décrochage à basse altitude.

Cette lacune en matière de sécurité n’est rien de nouveau pour le BST. En octobre 2013, le Bureau a émis une préoccupation liée à la sécurité concernant les aéronefs de type DHC-2 qui ne sont pas équipés d’un avertisseur de décrochage. En 2017, le Bureau a recommandé au ministère des Transports d’exiger que tous les aéronefs de type DHC‑2 en exploitation commerciale au Canada soient équipés d’un système avertisseur de décrochage. Transports Canada a entretemps mené une étude sur la question et a conclu qu’il n’exigera pas que tous les aéronefs de type DHC-2 en exploitation commerciale au pays soient équipés d’un tel système. Dans l’optique de cette décision, les risques associés à cette lacune en matière de sécurité persistent.    

L’enquête a par ailleurs permis de déterminer que, si les exigences de la formation pour les services de taxi aérien ne tiennent pas compte des diverses classes d’aéronef et types d’activité dans ce secteur, il y a un risque que les procédures d’urgence importantes propres au type d’aéronef, à la classe d’aéronef ou au type d’activité ne soient pas obligatoirement intégrées aux programmes de formation. De plus, si les exploitants aériens saisonniers offrent la formation périodique à la fin de la saison plutôt qu’au début, il y a un risque que les pilotes soient moins à l’aise avec les procédures d’urgence requises.

À la suite de cet événement, Hawk Air a mis l’accent sur sa formation relative aux pannes moteur durant les étapes critiques du vol. De plus, Hawk Air a rendu obligatoire l’utilisation de la ceinture sous-abdominale et de la ceinture-baudrier par les pilotes et les passagers pour toutes ses activités.

Voir la page de l’enquête pour plus de d’information.


Le BST est un organisme indépendant qui mène des enquêtes sur des événements de transport aérien, ferroviaire, maritime et pipelinier. Son seul but est de promouvoir la sécurité des transports. Le Bureau n'est pas habilité à attribuer ni à déterminer les responsabilités civiles ou pénales.

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